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Créer un CFA, c’est former les talents de demain et répondre à une vraie demande. Mais entre cadre réglementaire, statut, certification qualité et financement, le parcours peut sembler complexe. Ce guide vous donne toutes les clés pour ouvrir un CFA efficacement.
Pourquoi ouvrir un CFA aujourd’hui
L’apprentissage séduit de plus en plus de jeunes, attirés par une formation concrète, en lien direct avec l’entreprise. La hausse continue du nombre de contrats en alternance confirme cette tendance. Ouvrir un CFA, c’est répondre à une demande forte pour des parcours professionnalisants et adaptés aux réalités du terrain.
Les entreprises, quant à elles, ont besoin de profils rapidement opérationnels. Le CFA permet de proposer des formations construites avec les acteurs du marché, en phase avec les évolutions économiques et les besoins en compétences.
Enfin, les pouvoirs publics encouragent le développement territorial des CFA, notamment dans des zones peu couvertes ou sur des filières en tension. C’est un levier pour dynamiser les territoires et structurer des formations dans des secteurs stratégiques.
Une opportunité pour les organismes de formation
Pour une école, un organisme ou une entreprise, ouvrir un CFA est une suite logique. Cela permet de compléter l’offre existante, tout en intégrant l’alternance dans son modèle pédagogique.
C’est aussi un moyen de créer de la valeur : renforcer les liens avec les entreprises, attirer des profils variés, et améliorer la visibilité des CFA sur le territoire.
Enfin, c’est l’occasion de mettre en avant son expertise métier, en la transmettant dans un cadre structuré, certifié, et au service des jeunes générations.
Quelles conditions faut-il remplir pour créer un CFA
Respect du cadre légal et réglementaire
Avant toute chose, ouvrir un CFA implique de respecter le cadre légal défini par le Code du travail. Il faut d’abord effectuer une déclaration en tant qu’organisme de formation auprès de la DREETS (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités). Ce statut est indispensable pour être reconnu comme acteur de la formation professionnelle.
Ensuite, le CFA doit se conformer aux dispositions des articles L6231-1 et suivants du Code du travail, qui encadrent l’organisation et le fonctionnement des centres de formation d’apprentis. Cela comprend notamment les conditions d’accueil, le suivi des apprentis et les relations avec les entreprises d’accueil.
Enfin, le CFA doit signer des conventions avec les financeurs (OPCO, régions) ainsi qu’avec les entreprises partenaires, pour garantir la cohérence pédagogique et financière du dispositif. Il est aussi essentiel de respecter le délai dépôt d’apprentissage pour assurer la bonne transmission des contrats.
Quel statut juridique pour votre CFA
Le choix du statut juridique est une étape clé du projet. Un CFA peut être porté par une association, une entreprise privée, un établissement public ou encore une collectivité. Ce choix dépendra du porteur de projet, de ses objectifs et de son modèle économique.
Il est également possible de créer un CFA d’entreprise ou un CFA interne, directement rattaché à une structure. Ce format permet de former en alternance ses propres collaborateurs selon des besoins précis.
Chaque forme juridique présente des avantages et des contraintes : souplesse de gestion, obligations comptables, éligibilité aux financements, gouvernance... Il est donc essentiel de bien étudier ces options avant de se lancer.
Les points essentiels
Au-delà du cadre juridique, certains critères matériels et humains sont incontournables pour ouvrir un CFA.
Les locaux doivent être adaptés, accessibles aux personnes en situation de handicap et conformes aux normes de sécurité. Ils doivent également offrir des conditions optimales pour accueillir des formations (salles, équipements, espaces collectifs...).
Il est également nécessaire de disposer de moyens pédagogiques adaptés, en fonction des formations proposées : outils numériques, matériel technique, ressources pédagogiques.
Enfin, la composition de l’équipe pédagogique est un critère déterminant. Le CFA doit mobiliser des formateurs qualifiés, disposant d’une réelle expertise métier, ainsi que des référents capables d’assurer l’accompagnement des apprentis et le lien avec les entreprises.

Les démarches administratives pour ouvrir un CFA
Obtenir un numéro de déclaration d’activité
La première étape pour devenir organisme de formation en apprentissage est d’obtenir un numéro de déclaration d’activité (NDA). Pour cela, il faut déposer un dossier auprès de la DREETS de votre région, dans les trois mois suivant la signature du premier contrat ou convention de formation.
Le dossier doit comporter plusieurs pièces justificatives, comme le programme des formations, le CV des formateurs ou encore les premières conventions signées avec les entreprises. Une fois validée, la déclaration donne lieu à un numéro officiel, qui devra figurer sur tous vos documents.
Ce numéro est soumis à un contrôle annuel et peut être suspendu si les obligations ne sont pas respectées. Il convient donc d’assurer un suivi rigoureux dès le départ.
Déposer une demande de certification qualité
Pour que votre CFA puisse bénéficier de financements publics ou mutualisés (via les OPCO par exemple), il doit obtenir la certification Qualiopi. Cette étape est désormais obligatoire pour tout organisme délivrant des formations financées.
La démarche comprend un audit initial portant sur plusieurs indicateurs qualité (organisation, suivi des apprenants, amélioration continue, etc.), puis des audits de surveillance réguliers. Il est donc crucial de mettre en place des processus solides et de bien documenter chaque action liée à la gestion pédagogique et administrative.
Le référentiel qualité impose aussi un cadre structurant pour professionnaliser l’organisation interne dès l’ouverture du CFA.
Élaborer une offre de formation conforme
Enfin, le projet de CFA doit reposer sur une offre de formation claire et structurée, basée sur un référentiel de certification inscrit au code rncp.
Chaque formation doit préciser sa durée, ses objectifs pédagogiques, ses modalités d’évaluation, ainsi que l’articulation entre les temps en entreprise et en centre de formation. Il est essentiel que le contenu soit en cohérence avec les besoins du secteur visé et les attentes des financeurs.
La rigueur dans la conception de cette offre est un critère clé pour être reconnu comme un acteur crédible auprès des partenaires publics et privés.
Comment financer la création d’un CFA
Mobiliser les aides publiques disponibles
Le financement est un levier essentiel pour ouvrir un CFA dans de bonnes conditions. Heureusement, plusieurs dispositifs publics peuvent être mobilisés pour soutenir les porteurs de projet.
Des appels à projets, lancés au niveau régional ou national, permettent de financer partiellement la création de centres de formation dans les secteurs jugés prioritaires. Les régions jouent également un rôle clé, notamment via des subventions ou des dotations spécifiques dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC).
Par ailleurs, certains porteurs peuvent bénéficier d’une aide à l’amorçage, destinée à soutenir les premières dépenses de mise en place : recrutement, équipement, communication ou ingénierie pédagogique. Ces financements sont souvent conditionnés à la qualité du dossier et à la cohérence du projet avec les besoins locaux.
Travailler avec les OPCO
Les OPCO (opérateurs de compétences) sont des partenaires incontournables dans le montage financier d’un CFA. Ils peuvent prendre en charge une partie des coûts pédagogiques liés à la formation des apprentis, en fonction des branches professionnelles concernées.
Ils peuvent également financer l’équipement des locaux, les outils numériques, ou encore les frais liés à l’ingénierie de formation. Dans certains cas, un accompagnement personnalisé est proposé pour aider les structures à se professionnaliser dans la gestion de leur activité.
S’appuyer sur les OPCO dès la phase de création, c’est maximiser ses chances de viabilité et de développement à moyen terme.
Les outils pour gérer un CFA au quotidien
Plateformes de gestion pédagogique et administrative
Pour piloter un CFA de manière fluide et conforme, il est indispensable de s’équiper d’une plateforme de gestion centralisée. Ces outils facilitent le suivi des apprentis, la gestion des conventions, émargements, et la coordination entre centre de formation et entreprises.
Côté pédagogique, ils permettent de suivre les évaluations et les progressions, tout en assurant une traçabilité essentielle pour l’amélioration continue.
Enfin, le reporting et les indicateurs qualité intégrés aident à répondre aux exigences du référentiel Qualiopi.
Conclusion : un projet structuré pour un impact durable
Ouvrir un CFA, c’est répondre à un besoin réel du marché tout en valorisant son expertise métier. En maîtrisant les obligations légales, les démarches et les outils adaptés, vous posez les bases d’un centre de formation solide et pérenne.
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